mardi 24 janvier 2017

Et tu évites. 6/10


Sous le cuir, les eaux assemblées, l’heure sans fin de l’éternelle absence, et tout tient dans la main, et tout tient au corps même, un effort, un élan, tout saute et recommence, du sel et des chansons au soleil

Au soleil, des yeux ouverts et des mains pleines, du calme et du repos, tient ici, tout ce tout.
 
27 Juillet 2016.

lundi 23 janvier 2017

Et tu évites. 5/10

La peau effleurée, le cœur battu, et tout y bat, et dans la main tout tient, les sentiments à la surface, et dessus et dessous, il y a ce monde qui me tient, et je dis.  

Ici commence un royaume ou seuls, seulement, nous sommes et nous et eux et moi enfin, enfin, sonne, sonne, cet escalier, la joue.
 
27 Juillet 2016.

dimanche 22 janvier 2017

Du tac au tac, Charles Marie, Henri, Gérard, Dalton ? ( pas Donald, c'est certain).

L'herbe est molle au sommeil sous les frais peupliers,
Aux pentes des sources moussues,
Qui dans les prés en fleur germant par mille issues,
Se perdent sous les noirs halliers.

Repose, ô Phidylé! Midi sur les feuillages
Rayonne et t'invite au sommeil.
Par le trèfle et le thym, seules, en plein soleil,
Chantent les abeilles volages;

Un chaud parfum circule au détour des sentiers,
La rouge fleur des blés s'incline,
Et les oiseaux, rasant de l'aile la colline,
Cherchent l'ombre des églantiers.

Mais, quand l'Astre, incliné sur sa courbe éclatante,
Verra ses ardeurs s'apaiser.
Que ton plus beau sourire et ton meilleur baiser
Me récompensent de l'attente!


Charles Marie Leconte de Lisle, 1818-1894.




 Henri Duparc, 1848-1933.

Pas un seul bruit d’insecte ou d’abeille en maraude
Tout dort sous les grands bois accablés de soleil
Où le feuillage épais tamise un jour pareil
Au velours sombre et doux des mousses d’émeraude

Criblant le dôme obscur, Midi splendide y rôde
Et, sur mes cils mi-clos alanguis de sommeil,
De mille éclairs furtifs forme un réseau vermeil
Qui s’allonge et se croise à travers l’ombre chaude.

Vers la gaze de feu que trament les rayons
Vole le frêle essaim des riches papillons
Qu’enivrent la lumière et le parfum des sèves ;

Alors mes doigts tremblants saisissent chaque fil,
Et dans les mailles d’or de ce filet subtil,
Chasseur harmonieux, j’emprisonne mes rêves.

José Maria de Heredia, 1842-1905 

Et tu évites. 4/10

Au ciel pardonne et je te suis et je tiens la couronne, dans l’escalier le temps commence et suit toujours, toujours, l’absence éternelle, éternellement je te tiens, je me tiens, je suis ici et tout est en lumière. 

D’éblouissement en éblouissement, dessus-dessous les sentiments, nous en sommes au monde sensible.
 
27 Juillet 2016.

samedi 21 janvier 2017

Roberta.


Et tu évites. 3/10

Tout commence à l’escalier, la joue sur le cuir, courroie et mât, un bateau sur les eaux assemblées, les jours heureux, les jours heureux, j’y suis, j’y tiens, on s’enferme, le monde est dit, redit.  

Une erreur, le souffle, le vent, les jours, les uns après les autres, il y eut un soir, il y eut un matin, tout pardonné.
 
27 Juillet 2016.

vendredi 20 janvier 2017

Et tu évites. 2/10


Tu te penches et tu te donnes des envies, des illusions, les sens en éveil et tout en émoi, tu tournes, tu tiens et tu te donnes, sur le devant, encore, l’escalier encore, encore, des échanges et on en reste aux sentiments

A la surface tout affleure, je tiens, je viens, je suis ici pour le reste, à l’infini du temps.
 
27 Juillet 2016.